Caresses

Mais l’amour, qu’est-ce, au juste ? Un vent qui caresse les rosiers ? Non, c’est une flamme qui coule dans nos veines, une musique infernale, qui fait danser jusqu’au coeur des vieillards. C’est la marguerite qui s’ouvre à l’approche de la nuit, et c’est l’anémone qui se referme au moindre souffle et meurt dès qu’on l’effleure. C’est cela, l’amour.

Victoria (1977) de Knut Hamsun

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Urban

Anna détestait les transports en commun. Elle considérait le métro comme la quintessence du malaise urbain. Un lieu de non-vie où s’expriment les facettes les plus sombres de l’être humain, de l’indifférence à la violence verbale ou physique. Anna avait toujours pensé que si Goethe avait été parisien, il aurait situé l’enfer de Dante sur la ligne

Quelque part avant l’enfer de Nicolas Tackian

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Moment

L’instant n’est qu’un chamboulement physique; c’est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le rien du présent qui s’assimile au passé et s’accouple à l’avenir. Il file entre les doigts pour ne jamais ressembler à ce qu’il a été.

Que mon désir soit ta demeure (1975) de Dominique Blondeau

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Coffee Time

Le café, pour l’amateur que je suis, c’est la clé du jour. Le café, pour le connaisseur que je suis, il faut se le préparer soi-même et ne pas se le faire servir. Car celui qui vous l’apporte y ajoute ses paroles, et le café du matin ne supporte pas le moindre mot. Il est aube vierge et silencieuse. L’aube – mon aube – est étrangère à la moindre parole. L’odeur du café hait le moindre bruit, fût-ce un simple bonjour, et se gâte.

Une mémoire pour l’oubli : Le temps : Beyrouth, Le lieu : un jour d’août 1982, Mahmoud Darwich (trad. Yves Gonzalez-Quijano, Farouk Mardam-Bey), éd. Actes Sud, 2007, p. 18. – Mahmoud Darwich

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Commandant

Chaque fois que j’utilise la raison, chaque fois que j’utilise la logique, je suis très pessimiste. Quand j’écoute mon coeur, quand j’écoute ma foi – et j’ai la foi en l’humanité – alors je deviens très optimiste.

Citation de Jacques-Yves Cousteau

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