Hard

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J’adore et admire tous ceux qui sont différents. J’aime ça. Le «jet set» est banal. Le «bon goût» est banal. L’excentricité est chic. Le bon goût paralyse. Mais la mode du punk ou de la rue ou un corps couvert de tatouage, c’est intéressant pour moi, et j’adore. Je ne suis pas allé à l’école de la mode. J’ai appris à regarder des émissions de couture à la télévision et à lire des magazines. Cela m’a fait rêver. 

Jean-paul Gaultier

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Cannibale

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L’amour, le vrai, est cannibale et destructeur. En vérité, il tue. Posséder l’autre, c’est le faire mourir. Etre possédé, c’est mourir aussi. Les vrais amants se détournent du monde. Ils s’enferment pour mourir.
De nouveaux lieux communs (1994), La fidélité de Serge Bouchard

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Blue City

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Quand on se met en couple, chacun vient avec un sac à dos plein de pierres. Les pierres représentent notre passé et conditionnent qui nous sommes aujourd’hui. Pour certains, le sac à dos est plus lourd à porter que pour d’autres. Nous n’avons pas tous vécu les mêmes choses, ni eu la même relation avec notre père, notre mère, nos frères et sœurs.
En voiture, Simone ! de Aurélie Valognes – Aurélie Valognes

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Sous la lumière divine

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Toujours dans une grotte, la Grotte des Fées près de Montpellier où l’on circule entre des murs de quartz, le cœur retarde quelques secondes de battre au spectacle de ce manteau minéral gigantesque, dit manteau impérial , dont le drapé défie à jamais la statuaire et que la lumière d’un projecteur couvre de roses, comme pour qu’il n’ait rien à envier, même sous ce rapport, au pourtant splendide et convulsif manteau fait de la répétition à l’infini de l’unique petite plume rouge d’un oiseau rare que portaient les anciens chefs hawaïens.
L’amour fou, andre breton, édition gallimard, 1976 (isbn 978-2070367238), p. 16 – roman – André Breton

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Fly

Fly

Je voudrais qu’il aimât les clairs de lune, les roses pompon, les nostalgies exotiques, les langueurs printanières, les névroses fin de siècle, toutes choses que personnellement j’abomine mais qui, de nos jours, font bien dans un roman.
Le Vol d’Icare (1968) de Raymond Queneau

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Eolia

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Entre la nuit du dehors et la lumière de la lampe, les souvenirs refluaient de l’obscurité, se heurtaient à la clarté et, tantôt immergés, tantôt apparents, montraient leurs ventres blancs et leurs dos argentés.
L’ecume des jours – Boris Vian

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