Coffee Time

Le café, pour l’amateur que je suis, c’est la clé du jour. Le café, pour le connaisseur que je suis, il faut se le préparer soi-même et ne pas se le faire servir. Car celui qui vous l’apporte y ajoute ses paroles, et le café du matin ne supporte pas le moindre mot. Il est aube vierge et silencieuse. L’aube – mon aube – est étrangère à la moindre parole. L’odeur du café hait le moindre bruit, fût-ce un simple bonjour, et se gâte.

Une mémoire pour l’oubli : Le temps : Beyrouth, Le lieu : un jour d’août 1982, Mahmoud Darwich (trad. Yves Gonzalez-Quijano, Farouk Mardam-Bey), éd. Actes Sud, 2007, p. 18. – Mahmoud Darwich

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Chuuuuuut …..le maitre dort

Le maitre dort

Lui n’éprouvait pas le besoin de projeter l’encre de ses fantasmes sur la page blanche de femmes en devenir. Un être malléable ne lui inspirait pas de désir : c’était conquérir du vide. Il préférait les femmes que la vie avait polies et marquées, celles dont on touche, comme sur un livre en braille, les humiliations et les plaisirs au coin de la bouche et des yeux. Il aimait qu’avec un corps il y ait une âme un peu lasse et fourbue qui vienne se lover contre lui.
Fourrure – Adelaïde de Clermont-Tonnerre

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La reine des Corbeaux

La reine des corbeaux

Le corbeau chante aussi bien que l’alouette pour qui n’y fait pas attention. Que de choses n’obtiennent qu’à leur saison leur juste assaisonnement de louange et de perfection !
Oeuvres complètes de w. shakespeare … (édition 1872) – William Shakespeare

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